Bioluminescence

mardi 24 février 2009



Possibilité pour certaines plantes et certaines animaux marins ou terrestres de produire de la lumière chimique. Il en existe beaucoup parmi les unicellulaires, les méduses, les pennes de mer, les vers de mer, les clams, les étoiles de mer, crevettes et autres crustacés, principalement dans les grandes profondeurs des mers.

Le seul habitant d'eau douce bioluminescent est une sorte de ver luisant.
Beaucoup d'animaux lumineux projettent une substance phosphorescente. Les méduses sécrètent un mucus lumineux; quelques vers de terre rejettent des excréments lumineux; certains calmars émettent pour se défendre un nuage de liquide phosphorescent. Les lucioles, les protozoaires, les crevettes et les poissons produisent des réactions chimiques dans leurs cellules, mais il arrive que ce soit des bactéries, vivant dans leur corps, qui constituent la véritable source de lumière. C'est également aux bactéries qu'il faut attribuer la luminescence en décomposition.
La " lumière vivante" va du bleu au rouge. Chez tous les animaux étudiés, elle reste dans la gamme visible, c'est à dire, qu'elle contient pas de rayons ultraviolets ni d'infrarouge : la "lumière vivante" est une lumière froide.

Le mécanisme de la bioluminescence est compliqué et assez mal connu. Il semble que l'humidité lui soit indispensable; les corps lumineux desséchés perdent leurs propriété, mais ils les retrouvent dès qu'on les humecte. Il faut aussi une certaines quantité d'oxygène. On trouve, toujours associés au phénomène de la luminescence, 2 substances : la luciférine et la luciférase ( ou des substances analogues). Il semble que la lubifèrase oxyde la lucifèrine et, si l'on met en contact de la lucifèrine et de la lucifèrase provenant d'espèces voisines, le phénomène lumineux se produit. Il ne se produit pas si l'on utilise celles d'espèces différentes.

La luminescence semble faciliter les conditions d'existence de l'animal; peut être la lumière sert-elle d'appât, mais ce n'est pas prouvé. Il est également possible que ce soit un signal d'alarme qui effraie ou trompe l'ennemi. Les naturalistes ne sont pas tous formels à ce sujet.
La bioluminescence facilite le rapprochement du mâle et de la femelle. Chez un insecte,

le Lampyre commun, la femelle sans ailes ( aptère), appelée " ver luisant", est lumineuse et rampe au sol, tandis que le mâle vole alentour à sa recherche. Chez les lucioles des pays chauds, autres sortes de lampyres, la femelle aptère et le mâle volant sont également lumineux.

Les pyrophores femelles, des eaux au large des îles Bermudes, montent à la surface pendant la saison des amours. Leur lumière attire les mâles qui vivent en eau profonde et qui viennent les rejoindre pour exécuter la danse nuptiale.
Certaines bactéries ( bacterium phosphoreum), cultivées dans un ballon de verre, peuvent éclairer jusqu'à 2 m.

Le Clitocybe illudens, champignon à larges ombelles, brille si fortement qu'on peut lire sa lumière. L'agaric miellé, qui pousse sur le bois pourri, brille par intermittence.

Xylaria hypoxylon possède également cette propriété.

Les champignons phosphorescents sont connus depuis des siècles. On leur doit de nombreuses superstitions, mais aussi beaucoup d'applications pratiques. Dans les mines et dans les granges, où existe un risque de morceaux de bois couverts de ces champignons lumineux pour marquer les passages. Sous le cercle polaire, dans la nuit perpétuelle de l'hiver, on balise les pistes avec des écorces lumineuses. A Londres, durant la dernière guerre, des tas de bois entreposés dans les chantiers brillaient tellement qu'on dut les recouvrir de bâches pour les cacher aux yeux des aviateurs ennemis. Les champignons lumineux donnent un éclairage allant du blanc au bleu-vert.

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