BERGERONNETTES

dimanche 22 février 2009

BERGERONNETTES



Ces passereaux, voisins des pipits, sont rangés avec ceux-ci dans la famille des Motacillidés. Ils sont propres à l'Ancien Monde, sauf une espèce qui a envahi l'Alaska, en provenance de la Sibérie. On les appelle aussi Hochequeues en raison du mouvement de balancier que ces oiseaux impriment leur appendice caudal.
3 espèces habitent la France:

La bergeronnette grise se reconnait à son plumage où se mêlent le gris, le noir et le blanc. Les 2 autres espèces arborent une livrée comportant des plages jaunes.
Toutes fréquentent le bord de l'eau courante, d'où le nom de lavandières qu'on leur donne parfois. Elles y cherchent leur nourriture, composée d'insectes et de petits animaux aquatiques. Elles nichent dans les trous de murs, sous les ponts ou dans les cavités des berges oui même sur les arbres où elles bâtissent un fragile nid de paille et de racines, tapissé de poils et de plumes. Elles utilisent parfois les nids d'autres oiseaux.
Les bergeronnettes sont migratrices; mais certaines hivernent en Europe occidentale, en particulier en France, tandis que d'autres rejoignent des quartiers d'hiver en Afrique tropicale.



Bergeronnette grise
Taille : 18 cm
Envergure : 31 cm
Poids : 23 g

La bergeronnette grise est un oiseau bien connu, remarquable par ses contrastes de noir et blanc. L'occiput, la nuque, le menton, la gorge, le jabot ainsi que la queue sont noirs. Le manteau est gris, tout le reste est blanc ou gris. Chez la femelle, une partie de ce qui est noir chez le mâle, est d'un gris foncé. Les oisillons sont surtout brun-gris, avec des taches plus sombres sur la gorge. Après la mue d'été, mâle et femelle perdent la teinte noire du menton et de la gorge, seule la poitrine conserve sa couleur d'origine. Plusieurs races sont apparues sur l'immense territoire de l'Europe et de l'Asie. qui se différencient principalement par l'importance et l'agencement du gris et du noir dans leur coloration. La bergeronnette de Yarrell, Bergeronnette grise notamment, qui vit surtout en Grande-Bretagne et le long des côtes de la Mer du Nord, se caractérise par son dos noir et par son vol en longues lignes ondoyantes. Elle peut se rencontrer dans l'ouest de la France.
Jeunes : Ils sont teintés de brunâtre et ils n'ont pas de front pâle. Ils ont des sourcils ternes, des joues sombres et un croissant pectoral gris foncé.

Cris secs et aigus. Son chant est une combinaison Bergeronnette grise de gazouillis et de cris variés : tchissic, tsilip,tsitsi, etc.

Sans être vraiment liée à l'eau, la bergeronnette grise vit souvent près d'elle. elle apprécie aussi les zones dégagées à végétation basse. On la voit souvent dans les prés, le long des routes et dans les parcs et jardins. Elle se pose volontiers sur les bâtiments. En hiver, surtout pendant les période de climat rigoureux, la bergeronnette grise recherche parfois les bâtiments chauffés tels que les immeubles, les hôpitaux ou les usines.

Soit elles effectuent des courses très rapides, Bergeronnette grise soit elles marchent à petits pas pressés en hochant la tête et la queue. Certaines bergeronnettes adoptent des territoires de nourrissage en hiver, surtout lorsque les ressources manquent. Chaque mâle adulte défend son domaine contre les rivaux mais autorise parfois un jeune mâle à l'aider si le besoin d'un allié prime la volonté de se réserver toute la nourriture. Le comportement territorial devient plus fréquent en saison de nidification Bergeronnette grise . A d'autres périodes, la bergeronnette grise forme des dortoirs collectifs dans les roseaux, les buissons, sous les toits et même dans des serres. Certaines bergeronnettes migrent en automne vers le sud de la France, l'Espagne ou le Maroc. D'autres prennent le risque de manquer de nourriture plutôt que d'entreprendre d'hasardeuses migrations.

La saison de nidification Bergeronnette grise de la bergeronnette grise dure d'avril à août et bat son plein entre fin avril et mi-mai . De nouveaux couples se forment chaque année. Le mâle établit d'abord son territoire puis courtise une femelle. Plusieurs mâles peuvent se quereller pour la même femelle . Chacun des rivaux renverse la tête en arrière afin d'exhiber sa bavette noire et la femelle désigne le vainqueur. Le couple passe quelques jours ensemble avant de s'accoupler. La bergeronnette grise fait son nid dans un trou ou une anfractuosité , dans des sites comprenant falaises, bâtiments, fourrés et même dépotoirs. Le nid est parfois installé dans un trou du sol ou dans le vieux nid d'une autre Bergeronnette grise espèce. Il est bâti par les deux partenaires mais la femelle fait le plus gros du travail. Constitué de ramilles, de tiges, d'herbes, de radicelles, de mousses et de feuilles, il est garni de poils, de laine et de plumes. La femelle pond cinq ou six œufs, deux ou trois fois dans la saison. Les œufs, lisses et brillants, sont blancs, gris ou blanc bleuté et tachés de gris, de brun-gris ou de brun. L'incubation dure une quinzaine de jours et Bergeronnette grise elle est plus assurée par la femelle que par le mâle. Les jeunes couvés par la femelle durant les cinq premiers jours, sont nourris par les deux adultes. Ils quittent le nid au bout de deux semaines . Le couple accompagne le premier qui se lance , puis l'un des adultes revient au nid pour encourager le reste de la nichée à suivre son exemple.

La bergeronnette grise est insectivore et use de trois méthodes pour s'alimenter. Elle picore les insectes au sol et peut arpenter la végétation flottante pour en glaner à la surface de l'eau. A d'autres moments, elle fond sur ses proies qu'elle prend à terre ou à faible hauteur. Elle peut enfin capturer des insectes en plein vol et sait même en saisir à la surface de l'eau en pratiquant le vol stationnaire. En hiver, les bergeronnettes grises qui n'ont pas migré se nourrissent plus fréquemment au voisinage de l'eau. Elles suivent la berges des cours d'eau, des étangs et des mares et picorent les insectes échoués. En général, la bergeronnette grise avale les insectes d'un seul coup, mais elle peut frapper les plus grosses proies sur une pierre ou au sol avant de les engloutir.



Bergeronnette citrine
Taille : 17 à 18 cm
Envergure : 24 à 27 cm
Poids : 17 à 22 gr

L'espèce est polytypique et seule la race nominale M. c. citreola se rencontre en Europe. Les populations Européennes sont cependant fréquemment divisées en deux sous-espèces : M. c. citreola qui niche dans le nord de l'aire de répartition de l'espèce et M. c. werae qui niche plus au sud.
Le mâle nuptial de la Bergeronnette citrine, à la tête et le cou jaune canari. Le dos est gris bleu avec une bande nucale noire. La poitrine est jaune et les sous-caudales généralement blanche. La queue et noire avec les rectrices externes blanches. Elle présente une double bande alaire, blanchâtre et assez large. La femelle ainsi que le mâle inter-nuptial son moins contrasté. Leur queue plus longue que celle de la bergeronnette printanière permet Bergeronnette citrine de les différencier. La calotte et les couvertures parotiques sont grisâtres et il faut noter l'absence de noir à la nuque. Les joues sont entourées de jaune et la poitrine est ombrée de gris. Chez l'individu de premier hiver le jaune pur a disparu et seules quelques nuances jaunes apparaissent sur le front et la poitrine. Les parotiques sont cernées de pâle. On peut facilement la confondre avec un juvénile de bergeronnette printanière.

Son cri de contact, un "sriip" aigu, ressemble beaucoup à celui de la bergeronnette printanière, mais en plus étiré, alors que son chant se rapproche beaucoup de celui de la bergeronnette grise.

On trouve l'espèce dans les marais forestiers à végétation basse, les tourbières, les prairies humides et sur les rivages humides des cours d'eaux.

La Bergeronnette citrine est migratrice. Elle hiverne dans le Sud-Est asiatique et en Inde. C'est un oiseau grégaire en hiver que l'on trouve en petit groupe ou en bandes importantes associé à d'autres bergeronnettes. Elle s'éloigne peu des zones marécageuses. Bergeronnette citrine On la rencontre également sur des pièces d'eau explorant la végétation partiellement submergée en quête d'insectes. On peut la voir poursuivant un insecte qui lui a échappé. Le nid de la Bergeronnette citrine et quelquefois parasité par un coucou (Cuculus canorus)

La Bergeronnette citrine niche à terre dans un creux caché par des touffes d'herbes, un buisson et même quelquefois sous une pierre. Le nid est une coupe formée à partir d'herbes Bergeronnette citrine sèches, de mousses et de radicules. Son intérieur est garni de poils et de laine. La reproduction se déroule entre mai et juillet. La femelle pond entre trois et cinq œufs, lisses et brillants, chamois ou gris clair, finement mouchetés de gris ou brun clair, parfois brun clair. Le plus souvent c'est quatre œufs qu'elle pondra et qui seront couvés durant 14 à 15 jours. Les deux parents participent à l'incubation et à l'élevage des jeunes.

Elle se nourrit d'insectes de larves et de petits mollusques.

L'espèce a une large répartition dans le monde et n'est pas en déclin.



Bergeronnette des ruisseaux
Taille : 18 à 19 cm
Envergure : 29 cm
Poids : 20 g


On peut aisément confondre la bergeronnette des ruisseaux avec la bergeronnette printanière. Le mâle possède le même dessous jaune vif, de la poitrine jusqu'aux couvertures sous-caudales, mais il a une bavette noire peu apparente qui disparaît après la période de reproduction, un dos gris, et une longue queue, nettement plus importante que celle de la bergeronnette printanière, avec des rectrices externes blanches. Gorge blanchâtre été comme hiver. Dans l'ensemble c'est un oiseau d'allure élégante. Contrairement aux autres espèces qui possèdent des pattes noires, c'est la seule bergeronnette aux pattes rosées. Autre différence notable, au posé, elle n'a pas les nettes barres alaires blanches des autres bergeronnettes mais porte un ou Bergeronnette des ruisseaux deux bandes blanches frappantes le long des tertiaires. La femelle et les jeunes n'ont pas de tache noire à la gorge.

Semblable à celui de la bergeronnette grise. Le chant est un trille mordant (davantage que chez la bergeronnette de Yarrell), sur la base de 'tze' ou de 'tzetze' aigus et explosifs.

La bergeronnette des ruisseaux est très dépendante de l'eau, surtout Bergeronnette des ruisseaux une eau courante, souvent à proximité des habitations et des ponts. Elle niche le long des torrents et des rivières de collines et de montagnes, tant en milieu boisé qu'en milieu ouvert. En dehors de la saison de nidification, elle gagne les régions basses, y compris les côtes et les estuaires. On peut alors la rencontrer au bord de presque tous les types de milieux aquatiques.

La migration d'automne s'effectue de septembre à octobre. Certains oiseaux de l'Europe Méridionale Bergeronnette des ruisseaux sont sédentaires, et l'on peut rencontrer également des individus hivernant en Europe Centrale, le plus souvent le long de cours d'eau pas encore pris par la glace. Les lieux d'hivernage des populations migratrices se trouvent en Méditerranée et en Afrique du Nord. Le mâle chante et agite ses ailes sur un arbre, un rocher ou en vol, tel un pipit.

La bergeronnette Bergeronnette des ruisseaux des ruisseaux revient normalement en ses lieux de reproduction au mois d'avril, mais parfois, elle est déjà là en mars. En avril, on peut déjà découvrir son nid , souvent dans un petit creux à proximité d'un ruisseau, entre des pierres ou des racines du rivage, dans un trou d'une construction quelconque: petit pont, chenal de moulin, etc. Cette bergeronnette construit son nid avec des brins d'herbe, Bergeronnette des ruisseaux de petites racines, de la mousse, des débris de feuilles et en garnit l'intérieur d'un fin tissage de fibres végétales, de poils, de crin. La femelle pond quatre à six œufs que les parents couvent durant douze à quatorze jours. Ils se partagent également le soin de nourrir les petits au nid, pendant douze à treize jours encore. La plupart des couples élèvent une seconde nichée de juin à juillet.

Elle se nourrit principalement d'insectes aquatiques et de leurs larves ainsi que de nombreux petits animaux aquatiques. Elle parcourt des rochers ou des rives graveleuses, ou déambule près des bassins, capturant ses proies au sol et au bord de l'eau.



Bergeronnette des Balkans
Taille : 17 cm
Envergure : 28 cm
Poids : 23 g










Bergeronnette flavéole
Taille : 15 à 17 cm
Envergure : 23-27 cm
Poids : 16 à 22 gr


La bergeronnette printanière flavéole, niche au Royaume-Uni et sur les côtes de la Manche,
elle se nourrit d'insectes quelle capture au vol et d'invertébrés,
dans les pâturages et les petites cultures (dont le colza), elle fait son nid au sol.
Sa population est signalée en diminution.









Bergeronnette printanière
Taille : 17 cm
Envergure : 28 cm
Poids : 23 g


Elles est plus trapue et possède une queue plus courte que les autres bergeronnettes (hormis la bergeronnette citrine dont elle est très proche). En plumage nuptial, le mâle présente un dessous jaune vif et un dessus vert olive très caractéristique rendant peu probable la confusion avec les autres espèces. En plumage d'hiver, les deux adultes sont plus ternes et très variables. A cette époque, certains individus sont très délavés et peuvent être confondus avec la femelle et l'immature de la bergeronnette citrine qui peuvent être très similaires. La bergeronnette des ruisseaux a également un dessous très jaune mais la distinction s'avère plus aisée car sa silhouette est plus élancée, sa queue est plus longue, son dessus gris, ses couvertures Bergeronnette printanière sus-caudales jaunes et ses pattes pâles au lieu de noires. Sur l'immense territoire occupé par la bergeronnette printanière, se sont développées plus de vingt races géographiques chez lesquelles les mâles ne se différencient que par le dessin et la couleur de la tête, les femelles des différentes races n'ayant pratiquement pas de différence de couleurs.

La bergeronnette printanière d'Europe centrale, Motacilla flava flava (race type), a le dessus de la tête gris, bien séparé de l'entourage plus sombre des yeux par un sourcil blanc. La femelle, en général, est plus claire avec une gorge blanchâtre, un tête gris-jaune sans sourcil. Les jeunes sont brun-jaune avec des taches sombres sur la gorge, taches groupées en ligne transversales.
La bergeronnette printanière d'Asie Occidentale, Motacilla flava feldeggi, a la tête d'un beau noir. Elle niche d ans les Balkans.
La Bergeronnette printanière d'Europe du Nord ou Bergeronnette Boréale, Motacilla flava thunbergi, a le dessus de la tête gris foncé et l'entourage des yeux noir. Elle niche en Scandinavie et s'étend vers l'Est jusqu'au fleuve Obi.
La Bergeronnette printanière du sud de l'Europe, Motacilla flava cinereocapilla, a la tête grise et la gorge blanche. Elle niche principalement en Italie, dans les Apennins.
La race anglaise Bergeronnette printanière ou Bergeronnette flavéole, Motacilla Flava flavissima, a une tête jaune verdâtre avec des sourcils jaunes. Elle vit en Grande-Bretagne.

Son chant est assez élémentaire. Il est constitué de 2, parfois 1 ou 3, sons grinçants, dont le dernier est généralement un peu plus accentué. Il est fréquemment émis du sommet d'une plante dominante, d'un poteau etc. ... Elle émet des cris simples : un fin psit .

La bergeronnette printanière hante les prés humides, les bords de marais, des étangs et des rivières mais elle niche également parfois dans les champs et les terrains vagues couverts de décombres. En dehors de la saison de nidification, Bergeronnette printanière elle fréquente à peu près tous les types de milieux herbeux ouverts ou à proximité de l'eau. La plupart hivernent au sud du Sahara.

L'automne s'annonçant, la Bergeronnette printanière nous quitte dès la fin du mois d'août ou au début du mois de Septembre. On la voit alors en grandes bandes, jointes à des bergeronnettes grises, qui passent la nuit dans les roseaux. Les Bergeronnettes européennes hivernent Bergeronnette printanière dans les pays méditerranéens, jusqu'en Afrique centrale. Les bergeronnettes asiatiques passent l'hiver en Asie du sud et en Inde. La bergeronnette printanière a un vol léger, plus rapide que celui des autres bergeronnettes, décrivant toujours des courbes douces.

Ces oiseaux reviennent sur leurs lieux de nidification au mois d'avril. Ils restent d'abord en petits groupes qui se séparent peu après en couples. Ces couples occupent alors un territoire Bergeronnette printanière peu étendu (en moyenne soixante mètres au tour du nid) et ils le défendent contre toute occupation par un autre congénère. La femelle bâtit, entre Mai et Juin, un nid toujours dissimulé au sol, parmi la végétation. Elle emploie comme matériaux de construction des tiges et des feuilles d'herbes et garnit l'intérieur du nid d'une bonne couche de poils et de crin. Elle y pond cinq à six œufs finement tachetés de gris-brun, de telle sorte que l'on ne voit pas toujours la couleur de base, bien qu'ils apparaissent d'une teinte café au lait. La femelle les couve pendant treize jours. Les petites bergeronnettes quittent leur nid prématurément à l'âge de onze jours, alors qu'ils ne savent pas encore voler. Certains couples nichent une deuxième fois, en juillet.

La bergeronnette printanière a un régime presque exclusivement carnivore. Elle se nourrit d'abord d'insectes, de petits coléoptères et de leurs larves, de sauterelles, mais aussi d'araignées, de vers et de petits mollusques.

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