BALBUZARD

mercredi 18 février 2009

LES BALBUZARDS

Ce puissant rapace de la famille des Pandionidés est un des oiseaux les plus largement répandus. On le rencontre sur les côtes et en bordure des grands lacs et des rivières d'Eurasie, d'Amérique du Nord, d'Afrique et d'Australie. En Europe, le Balbuzard construit son nid volumineux de préférence dans les pins, quelquefois sur les falaises en bordures de mer.
De 50 à 60 cm de long, le Balbuzard pratique le vol ramé plus que le vol plané; ses longues ailes étroites, lors qu'elles se déploient, sont largement coudées. A l'encontre des autres rapaces qui ont les doigts inégaux, le Balbuzard a les 4 doigts d'égale longueur; le doigt externe est réversible, comme celui des chouettes, ce qui lui permet de saisir ses proies avec 2 doigts dirigés en avant et 2 en arrière. Chaque doigt se termine par un ongle long, acéré et recourbé.
Le Balbuzard se nourrit de poissons qu'il capture vivants, d'où son surnom "d'Aigle pecheur" . Il tourne au dessus de l'eau à une hauteur de 15 à 20 m jusqu'à ce qu'il aperçoive sa proie. Il se laisse alors tomber en avant, les ailes à moitié fermées et disparaît parfois complètement sous l'eau dans un grand éclaboussement; il reparaît quelques secondes plus tard, un poisson bien agrippé entre ses 2 serres.
Le Balbuzard est souvent attaqué par les éperviers et des aigles plus gros que lui, mais moins adroits. Son plus grand ennemi, cependant, fut l'Homme car, autrefois, les collectionneurs recherchaient ses œufs à fond blanc, de dessin variable.
La femelle pond généralement 3 œufs et assure la couvaison mais, à l'occasion, quand elle veut s'alimenter, le mâle la remplace. L'incubation dure 5 semaines et les petits n'acquièrent leur plumage de vol qu'au bout de 8 à 10 semaines.
Le record de vieillesse des oiseaux bagués a été longtemps tenu par un Balbuzard, bagué en 1914 et retrouvé une vingtaine d'années plus tard.


Le Balbuzard mesure environ 60 cm; il a de très longues ailes et de grandes serres; se tête est blanche, ainsi que le dessous de son corps. il fréquente les lacs et les cours d'eau à proximité des forêts, ou les falaises du bord de la mer, parfois, il plane longuement en rond tout en tenant sa victime dans ses griffes, avant de la dévorer.
Les Balbuzards se trouvent dans la plupart des régions du monde et particulièrement en Amérique du Nord.
Ce pêcheur du groupe des faucons est pratiquement répandu dans le monde entier. Mais aujourd'hui son aire de distribution est en train de rétrécir, et il ne se reproduit plus actuellement dans les îles Britanniques. Le dernier endroit où il nichait, au Loch Arkaig en Écosse, n'a plus été utilisé depuis 1911.
Au Canada, aux Etats-Unis et au Mexique, le Balbuzard vit toujours en grand nombre dans beaucoup d'endroits sauvages, ainsi que dans certaines zones habitées de la côte atlantique où ces oiseaux sont appréciés et protégés. Par nature, le Balbuzard ne craint nullement l'Homme, et il pond de beaux œufs tachetés de rouilles. Ces 2 caractères contribuent à menacer son existence. Les aires des Balbuzards se trouvent en général dans des endroits exposés, où les nids et les oiseaux n'offrent pas d'obstacles aux entreprises des tireurs de gâchettes imbéciles et des amateurs d'œufs.
en 1946, un ami et moi avons passé plusieurs semaines en compagnie de colonies de Balbuzards sur la côte pacifique du Mexique. En avril, nous avions mouillé, avec notre petit voilier, près d'amas d'algues brunes au large d'une petite ile volcanique. Parmi les rochers éboulés de la petite île, 3 couples de balbuzards nichaient. On voyait leurs silhouettes tournoyer au dessus de l'eau, puis plonger, les pattes en avant, dans un grand éclaboussement. Experts à cet art, ils émergeaient en général porteurs d'un poisson de 30 sm de long, qu'ils disposaient selon les lois de l'aérodynamisme en le tenant dans leurs serres avec la tête pointant dans la direction de leur vol.
Quoique nous ne trouvâmes que 3 couples de balbuzards au cours de notre séjour, on en avait dénombré 30 là-bas en 1913. La réduction de leurs effectifs au cours des 3 dernières décades, doit être attribuée semble-t-il à un massacre parfaitement gratuit. Plusieurs fois nous avons vu des pêcheurs, mouillés près de nous, se servir des nids des balbuzards comme cibles pour leurs exercices de tir. Comme une famille de balbuzards doit se trouver dans le voisinage de son nid pendant la longue période d'incubation de 28 jours, en plus de l'intervalle de 8 semaines pendant lequel les jeunes apprennent à voler, il est facile à comprendre que de tels tirs peuvent être meurtriers. C'est la raison pour laquelle le balbuzard, sauf là où il est sévèrement protégé, a disparu le long de nos côtes, de nos îles et de nos lacs très peuplés, où il vivbait en grand nombre il y a 40 ans et plus.
Très aimable envers les petits oiseaux, qui nichent parfois parmi les branchages de son nid rebondi, où viennent ramasser des miettes à son pourtour, le balbuzard devient féroce quand il repousse ceux qu'il soupçonne d'être des ennemis. un corbeau vint voler un matin près d'un nid que j'observais et les cris aigus du balbuzard se transformèrent soudain en glapissement rauques tandis qu'il chassait l'intrus de son territoire. Quand des êtres humains s'approchent de son nid, le balbuzard ajoute à ses cris de détresse de rapides attaques en piqué, au cours desquelles il lui arrive parfois de frapper la tête de l'Homme.
Les oisillons, contrairement aux jeunes couverts de duvet blanc des autres faucons, sont marqués de sépia et de fauve clair. Nous avons pu remarquer que les balbuzards nouveau-nés ne prêtaient guère attention aux cris de détresse de leurs parents. Mais, bientôt, les petits apprennent à se figer et à faire le mort, en s'aplatissant immobiles au fond de leur nid dès le premier signe avertisseur de danger. Quand je ramassai et manipulai un jeune balbuzard bien emplumé, je m'aperçus qu'il revenait soudain à la vie, ouvrant ses serres et étendant les longues plumes de son cou avec férocité et méfiance.
Les balbuzards choisissent des endroits très variés pour nicher. Nous en avons trouvé au Mexique sue les falaises rocheuses et sur les plages de sable nues. Des branchages, des algues et des ossements avaient été empilés jusqu'à une hauteur de 1.50 cm pour former un nid en forme de tour. de nombreuses générations de balbuzards étaient servi. Tout près dans une petite dépression creusée dans le sable, chichement bordée par une poignée d'algues, au autre balbuzard couvait ses œufs. Par contre, le long de la côte du Canada et de l'Alaska, j'ai vu des nids de balbuzards construits très haut au sommet de sapins élevés.
Les jeunes balbuzards apprennent à voler en faisant de petits vols d'essai à partir du nid. quand les jeunes sont encore petits et impuissants, leurs parents déchirent les poisson en petits morceaux pour les nourrir. Par la suite, les oisillons déchiquètent eux-même le poisson que leur père ou leur mère laisse tomber en passant au-dessus du nid. Quoique les jeunes aillent pêcher eux-mêmes par instinct, au cours de leurs premiers voyages ils accompagnent d'ordinaire leurs parents.
Toujours bien répandues dans le monde, les 5 races connues de cette espèce magnifique et inoffensive devraient être protégées partout où elles se trouvent. Mais il est à craindre que le massacre des balbuzards se poursuive sans pitié, car l'Homme considère que ceux-ci causent certains dommages à ses pêcheries et l'on sait sa fâcheuse tendance à s'adjuger l'exclusivité des richesses alimentaires du globe.

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