Apidés

mercredi 11 février 2009


APIDES


Ce mot - dérivé du latin apis, abeille - désigne une famille groupant tous les insectes hyménoptères porte-aiguillon chez la nourriture des larves est constituée exclusivement de miel et de pollen. Le type de cette famille est l'abeille domestique (Apis mellifica), à laquelle est consacré un article spécial.( voir abeille) .
Tous ces insectes, qui ont pour activité la récolte du nectar et du pollen, ont pour caractères communs la présence de poils sur le corps ( auxquels s'accrochent les grains de pollen ) et la confirmation particulière des pièces buccales : les organes masticateurs de la bouche sont réunis et allongés en une langue cylindrique entourée par des palpes labiaux également allongés; l'ensemble constitue un double canal par lequel est aspiré le nectar.
Pour classer les abeilles - ou Apidés- on a coutume de considérer leur plus ou moins grande adaptation à la vie sociale. On distingue ainsi les abeilles solitaires et les abeilles sociales. Quelques genres vivant aux dépens des membres des 2 groupes précédents peuvent être considérés comme appartenant à un troisième : les abeilles parasites ( nomades, mélectes et psithyres).

Parmi les abeilles solitaires proprement dits, on distingue les osmies , les chalicodomes ( abeilles tapissières ou coupeuses de feuilles), les anthidies, les andrènes ( abeilles des sables). Toutes ces espèces se construisent des nids, mais les femelles se contentent de pondre leurs œufs dans des cellules séparées et d'y joindre la nourriture nécessaire à la larve. Elles abandonnent ensuite leur progéniture.


Les halictes constituent une étape de transition vers les espèces purement sociales. On rencontre en effet chez elle comme une ébauche de vie en commun . A l'origine de la colonie se trouve une femelle féconde qui construit un nid comportant des alvéoles. La femelle y dépose des œufs accompagnés d'une provision de nourriture. De ces œufs naissent des femelles stériles qui se partagent le travail : agrandissement du nid, élevage des larves, nettoyage. La femelle fondatrice de la colonie se limite à son rôle de pondeuse. Des femelles fécondes et des mâles naissent alors.
Toutefois, contrairement aux abeilles sociales qui passent l'hiver en vivant au ralenti, toutes les espèces précédentes meurent au cours de l'hiver.Seules les femelles fécondes parviennent à survivre en s'abritant du froid.




Les bourdons ressemblent à de grosses abeilles velues, aux teintes vives. ce sont des insectes actifs et pacifiques. Quoique chez eux la division du travail soit très poussée, les colonies, établies dans des nids souterrains, sont peu nombreuses ( quelques centaines d'individus au plus).
Comme les halictes, les bourdons disparaissent pendant l'hiver et seules subsustent les femelles fécondes. Dans ce cas là encore, les colonies se renouvellent au printemps.



Les méliones sont de véritables abeilles sociales. Chaque société compte de 70000 à 80000 individus et la division du travail est semblable à celle des sociétés d'abeilles domestiques; les colonies ne meurent pas en hiver.

Le seul point qui les différencie des abeilles domestiques est l'absence du vol nuptial et du massacre des mâles.


Osmie



femelle








mâle (poils blancs sur le front)











Couple d'osmies








Un Aculéate
de la famille des Sapygides (Sapyga quinquepunctata) mâle, parasite des Osmies.








Autre hyménoptère parasite des Osmies de la famille des Mutillides : Mutilla quinquemaculata, environ 14 mm






Les Anthidies : Abeilles cotonnières ou résinières





"Anthidie à manchettes" Anthidium manicatum femelle, 11-18 mm, brosse ventrale blanche - Tête vue de face.

mâle
(le mâle est très belliqueux et attaque "guêpes", "abeilles" et autres mâles de son espèce venant sur son "territoire" avec ses crochets terminaux abdominaux qui peuvent lacérer les ailes...).




Anthidium manicatum
et accouplement (on voit que le mâle est beaucoup plus grand que la femelle!).




Anthidium florentinum ( résinière) femelle prélevant des poils cotonneux sur feuille.






Andrènes ( abeille des sables)


On voit bien sur ces 2 femelles d'Andrène le pollen essentiellement récolté sur le fémur (grâce au flocus (flocculus) du trochanter 3 qui maintient le pollen dans la corbeille fémorale), le tibia et un peu le métatarse...





Andrène mâle proche d'Andrena florea.





Andrena hattorfiana femelle, 16-18 mm, butine exclusivement des Dipsacées comme ici une Scabieuse.





les Andrènes ont une brosse de poils sur la base des P3 ou flocus sur le trochanter.

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