Anthonomus

mercredi 11 février 2009

ANTHONOMES


Coléoptères curculionidés, voisins des charançons, long de 4 à 7 mm suivant les espèces et de couleur variant du brun clair au brun foncé.
En Europe, on rencontre plusieurs espèces d'anthonomes nuisibles à de nombreuses plantes , notamment à des plantes cultivées : cerisiers, pins, fraisiers, framboisiers, poiriers et pommiers.

La femelle de l'anthonome du poirier (A. pyri) pond un œuf qu'elle introduit à l'intérieur du bourgeon à fleurs. Après 3 semaines d'incubation, l'œuf donne naissance à une larve qui se nourrit des boutons de fleurs. L'arbre devient stérile après quelques années d'attaque consécutives. Les espèces nuisibles aux pommiers et aux fraisiers ( A. pomorum et A. rubi) commettent les mêmes dégâts.


L'anthonome du cotonnier ( A. grandis) est de tous les parasites du coton celui qui fait le plus de ravages. Depuis que cet insecte, venant du Mexique, a envahi les Etats-Unis vers 1892, les dégâts qu'il a occasionné aux cultures de cotonnier ont, certaines années, été considérables. l'insecte adulte dévore les feuilles et les bourgeons des jeunes pousses.



L'anthonome du pommier




L'anthonome du pommier
est un coléoptère de la famille des Curculionidae de 4-5 mm de long, brun-noir avec une bande grise à la partie postérieure des élytres.





L'œuf et ovale d'un blanc translucide et mesure 0,7 x 0,5 mm.




les larves apodes sont de blanc-jaunâtres à rougeâtre, ont une tête noire et mesurent, adultes, jusqu'à 8mm.




Les coléoptères hivernent dans les bois et en partie dans les vergers sous la litière, dans les fentes de l'écorce et cachettes similaires. En début de printemps, au gonflement des bourgeons, ils quittent leurs quartiers d'hiver et recherchent des pommiers en volant. Ils mangent tout d'abord pendant environ 10 jours au niveau des bourgeons (piqûre de nutrition) puis les femelles commencent à pondre. Un œuf par fleur est déposé dans un petit trou d'environ 1mm de diamètre. La larve s'y développe en mangeant l'intérieur de la fleur et se nymphose 2 à 4 semaines plus tard. Environ une semaine après, le coléoptère éclot, mange latéralement la fleur en un gros trou irrégulier et la quitte. Il reste encore dans le verger, où il pique dans le feuillage quelques semaines avant de regagner ses quartiers d'hivers.


Les dégâts dans les 1ers stades sont visibles avec bourgeons minuscules en forme de clou de girofle avec de gouttelettes rouge brun. Plus tard, les fleurs non ouvertes aux pétales séchés sont très voyantes en formant des petits chapeaux bruns. Des dégâts plus légers au niveau des fleurs produisent des fruits déformés, et des piqûres précoces sans ponte à fruit avec une déformation en entonnoir typique.

Méthodes de surveillance et seuil de tolérance

Le vol de l'anthonome du pommier commence fin février/début mars, quand la température monte au-delà de 10°C. Dans les zones à risques (par exemple, près des bois) ou lors de fortes attaques les années précédentes, l'apparition des adultes doit être surveillée avant et pendant l'éclosion des bourgeons par frappage. La migration se surveille par piège-refuge, dans lesquels les coléoptères se retirent pour la nuit et peuvent être comptés au petit matin. De plus, à l'éclosion des bourgeons, les traces de morsures/piqûres et de pontes doivent être contrôlées. En début de floraison normale, 10-15% de bourgeons endommagés peuvent être tolérés. Si ce niveau est dépassé, l'application d'un traitement efficace à l'éclosion des bourgeons est nécessaire.

Lutte et produits phytosanitaires

Il y a peu de produits autorisés. L'utilisation d'auxiliaires (acariens) est vivement conseillée. En début de forte floraison, une attaque massive fait effet d'éclaircissage. Un traitement possible est à effectuer tôt dans la saison (BBCH 51-53 : gonflement des bourgeons) au début de la ponte. En cas de dépassement du seuil de dégâts (voir plus haut), un traitement peut être effectué avec du spinosade, nereistoxine (Thiocyclam), neonicotinoide (Acetamipride, Thiaclopride), ou un ester d acide phosphorique (Chlorpyrifos(-ethyl), Chlorpyrifos-methyl et Phosalone).


L'anthonome de la fleur du fraisier


L'anthonome de la fleur du fraisier est un petit insecte brun rougeâtre, de 2-3 mm de long, pourvu d'un long rostre. L'anthonome adulte perce des trous et pond ses œufs dans les boutons. Il coupe partiellement le pédoncule sous le bouton, qui s'assèche et tombe au sol.

Période d'activité

Les adultes qui hivernent s'activent au début du printemps, après plusieurs nuits douces (16 °C) quand les boutons des fraisiers s'allongent. Les dommages se poursuivent jusqu'à ce que les boutons s'ouvrent.

Surveillance et seuils

Commencer le dépistage à la recherche de pédoncules sectionnés quand les boutons s'allongent. Continuer les opérations de dépistage deux fois par semaine jusqu'au calice. Vérifier les plants sur le pourtour de la fraiseraie à proximité des boisés, des broussailles et d'autres endroits où le ravageur se réfugie durant l'hiver. Une méthode systématique d'évaluation des blessures a été mise au point. L'anthonome de la fleur du fraisier : un ravageur -important.

lutte

Pulvériser un insecticide quand le seuil d'intervention est atteint. La pulvérisation des dix premières rangées sur le pourtour de la fraiseraie peut permettre une maîtrise adéquate des anthonomes dans les nouvelles plantations.

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